Selon le Réseau national de surveillance aérobiologique, le risque d’allergie est élevé du sud-ouest au sud-est du pays en raison de la présence accrue de différents. Les départements des Deux-Sèvres et de la Vienne sont placés en risque élevé tandis que le Maine-et-Loire et l’Indre-et-Loire sont en risque moyen. La France est en effet découpée en deux. A noter que le risque allergique prévisionnel est établi notamment à partir des quantités de pollens mesurées et des prévisions météorologiques. Dans son bulletin, le RNSA indique : « Attention aux pollens de Cupressacées-Taxacées (cyprès, thuyas, genévriers) qui gênent fortement les allergiques du sud-ouest au sud-est du pays avec un risque d’allergie de niveau élevé. Ils sont accompagnés par les pollens de frênes avec un risque d’allergie moyen. Les noisetiers et les aulnes (famille des bétulacées) sont aussi en pleine floraison sur tout le pays avec un risque d’allergie de niveau moyen mais qui montera vite au niveau élevé dans les jours à venir. Les belles journées ensoleillées, douces et venteuses favorisent la dispersion des pollens dans l’air ! Les mimosas (acacias) sont eux aussi en pleine floraison dans le Sud avec des allergies de proximité possibles. Soyez vigilants aussi à l’intérieur car les acariens et les moisissures peuvent provoquer des symptômes allergiques. » A noter que ce mardi, la qualité de l’air est particulièrement dégradé en Maine-et-Loire. Air Pays de la Loire, l’organise en charge de son suivi indique dans son bulletin quotidien : « Ce mardi 18 février, l’indice de la qualité de l’air sera majoritairement dégradé et mauvais sur l’ensemble de la région. Comme ces derniers jours, cette situation résulte de l’accumulation des particules fines PM2.5, favorisée par les températures froides et l’absence de vent ».
Les effets du pollen
Les pollens sont responsables de réactions allergiques au niveau des muqueuses respiratoires et oculaires. Plus rarement, des réactions cutanées comme l’eczéma ou l’urticaire peuvent se développer. Il existe des gestes simples à appliquer pour se protéger des pollens : limiter l’exposition ; suivre son traitement ; consulter un médecin ou un allergologue en cas de symptômes ; rincer ses cheveux le soir ; aérer au moins 10 minutes par jour avant le lever et après le coucher du soleil ; éviter de faire sécher le linge à l’extérieur ; garder les vitres des voitures fermées ; éviter les activités sportives à l’extérieur qui entraînent une surexposition aux pollens. A noter que la pollution atmosphérique peut accroitre les allergies aux pollens. S’il vous arrive de présenter régulièrement de manière saisonnière des symptômes, demandez conseil à votre pharmacien ou consultez votre médecin. 30% de la population est ou va être confrontée à une allergie due aux pollens présents dans l’air et ce sera 50% de la population en 2050 selon l’Organisation Mondiale de la Santé. Cette augmentation est due au changement climatique, à la pollution et à la prédisposition génétique. A noter que dans les années 70, seuls 7% de la population était concernée.
Une application et un suivi en Saumurois
Pour rappel, au printemps 2024, l’agglomération Saumur Val de Loire a fait installer trois capteurs à pollens sur son territoire. Ils permettent de donner en temps réel, via une application, les concentrations en pollens dans l’air et de différencier les essences émettrices (relire notre article). En effet, les capteurs de la société orléanaise Lify Air, permettent de donner en temps réel la concentration de pollens à un lieu donné et de retransmettre les informations via l’application Live Pollen en quelques clics. Un outil du quotidien particulièrement utile pour les personnes les plus sensibles. « On peut sélectionner le capteur le plus près de soi et voir s’il y a des épisodes et de quels types de pollens il s’agit. On peut également paramétrer des notifications en fonction de ses sensibilités. Par ailleurs, nous avons développé un dispositif de signalement et de journal de bord. Une personne indique le jour où elle a été sensible, ses symptômes. Cela permet de savoir plus facilement les conditions d’allergies pour les allergologues. En effet, ces spécialistes sont de moins en moins présents dans les territoires et les rendez-vous s’allongent. On peut parfois avoir rendez-vous six mois, difficile donc de se souvenir et de savoir ce qui a pu nous rendre allergiques. L’appli sert donc d’outils d’aide au diagnostic pour le spécialiste et pour mettre en place un traitement adapté. Enfin, un onglet dans l’appli donne quelques conseils pratiques aux personnes pour limiter les effets des pollens comme : prendre une douche et se laver les cheveux le soir pour éviter de déposer des particules dans son lit et les respirer ou éviter de laisser son linge sécher dehors en plein épisode », expliquait alors Johann Lauthier, le co-créateur du dispositif.
A propos du RNSA
Le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (R.N.S.A.) est une association loi de 1901, créée en 1996 pour poursuivre les travaux réalisés depuis 1985 par le Laboratoire d’Aérobiologie de l’Institut Pasteur à Paris. Ce réseau a pour objet principal l’étude du contenu de l’air en particules biologiques pouvant avoir une incidence sur le risque allergique pour la population. C’est à dire l’étude du contenu de l’air en pollens et en moisissures ainsi que du recueil des données cliniques associées. Pour plus de renseignements, rendez-vous sur https://www.pollens.fr/.
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