« Je n’ai pas de mauvaise nouvelle à vous annoncer », a lancé le maire Jackie Goulet. « Il s’agit d’un chantier d’ampleur, à la fois au vu de sa taille, du respect d’un certain nombre de tempos, et du fait que l’on continue à vivre durant ce chantier. Malgré tout, il se passe particulièrement bien, notamment pour ce qui est du respect des délais pour lesquels nous nous sommes engagés avec l’entreprise Luc Durand », poursuit-il. Pour rappel, l’objectif des travaux est d’améliorer l’accessibilité et le cadre de vie de ce secteur avec un renouvellement des revêtements et l’installation de mobilier urbain. Le quartier deviendra entièrement piétonnier. La société Luc Durand a également proposé une démarche environnementale avec « 1 000 tonnes d’enrobé recyclé » et « l’acquisition d’engins électriques pour limiter les nuisances », précise Pierre Séchet, responsable de l’agence Luc Durand de Longué-Jumelles. A noter que 300m2 de surface seront désimperméabilisés et les rues seront végétalisées. « Je trouve le résultat de ce qui a déjà été fait particulièrement réussi d’autant que ce cœur de ville n’avait pas été réhabilité depuis 60 ans », estime Jackie Goulet qui a tenu à saluer le travail des ouvriers. Ce chantier représente une enveloppe de 2.5 millions d’euros, dont un peu plus de 600 000 euros de subventions. Le chantier, qui a débuté en septembre 2024, devrait durer jusqu’à la fin du mois de novembre 2025. La fin des travaux de la rue Saint-Jean est prévue à la fin du mois. Les travaux ont débuté il y a quelques semaines sur la place du Marché et la place du Puits Neuf, impliquant le déplacement du marché sur la place de la République (relire notre article). « Les travaux vont durer jusqu’à la fin juin avant une pause estivale qui durera jusqu’au 7 septembre, pour reprendre après la braderie », précise le maire.
Il faut avancer !
Pour autant, quelques voix se sont élevées ce vendredi matin pour faire entendre leurs intérêts. Des commerçants des places du Marché et du Puits Neuf ont fait part de leur désaccord sur le calendrier se disant « inquiets des travaux sur ce secteur en mai et juin », craignant un impact sur « la fréquentation des terrasses et commerces sur une période où le tourisme bat son plein ». Les commerçants souhaitaient ainsi un décalage des travaux. Toutefois, selon l’entreprise, les services de la ville et le maire « cela est tout bonnement impossible ». Tout d’abord pour une question de « logistique de chantier », rappelle Pierre Séchet : « On va en avançant et on ne peut repasser avec les engins là où nous avons terminé au risque de tout abîmer ». Par ailleurs, Jackie Goulet a tenu à rappeler, fermement et un brin agacé, que « nous tiendrons nos engagements et nous ne pourrons décaler le chantier. Il y a eu de nombreuses réunions de concertation qui ont été faites en amont. On nous a demandé d’interrompre en juillet et en août, nous l’avons fait. On nous a demandé d’arrêter le chantier en décembre, nous l’avons fait ! Par ailleurs, je ne referais pas l’erreur que nous avons faite sur l’axe Ackerman-Palustre ou nous avons interrompu sans cesse. Résultat cela a demandé 6 ans, 3.5 millions d’euros et cela a été mal fait et abîmé à force de repasser dessus. » Beaucoup d’autres commerçants et habitants ont tenu à saluer le travail et les relations entre les différents acteurs de ce chantier.
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