Cette campagne commune de communication entend inciter les habitants à covoiturer, d’abord pour un premier trajet :
– entre le domicile et le travail, avec un collègue qui habite près de chez soi, pour faire des économies ;
– entre le domicile et les centres-villes, pour faciliter le stationnement ;
– avec ses voisins, pour mutualiser les trajets occasionnels vers la recyclerie, le supermarché…
Tester c’est l’adopter ! Chaque geste compte : ponctuellement quand cela est possible, une fois par semaine ou tous les jours, chaque personne s’organise comme elle le souhaite, selon ses possibilités. Pour trouver des personnes susceptibles de partager un trajet, plusieurs plateformes existent et fonctionnent en Maine-et-Loire : Blablacardaily, Karos, Mobicoop. Dans plusieurs entreprises, un système interne de mise en relation existe par ailleurs. Plus globalement, le covoiturage a plusieurs bénéfices. Il permet de réduire le nombre de voiture et donc une amélioration de la qualité de l’air ; une baisse des pollutions liées au bruit ; Des transports en commun plus performants grâce à un trafic moins dense ; Une optimisation du stationnement ; Un accès à la mobilité pour les personnes sans véhicule. Par ailleurs, de plus en plus d’entreprises soutiennent le covoiturage des salariés avec le Forfait Mobilité Durable (qui offre un avantage financier aux salariés qui empruntent des mobilités douces : vélo, covoiturage notamment). Pour l’automobiliste, cela représente une baisse des coûts liés à la consommation de carburant et à l’usure de la voiture, une diminution des dangers liés à la fatigue et à l’endormissement au volant et une fluidification du trafic routier grâce à une réduction du nombre d’automobiles en circulation, particulièrement aux heures de pointe.
Les chiffres du covoiturage en Maine-et-Loire
En 2024, le covoiturage n’a jamais été aussi plébiscité par les automobilistes. Les chiffres déclarés* :
– 2,19 personnes par véhicule en moyenne
– 22 679 nouveaux conducteurs
– 26 519 nouveaux passagers
– Le trajet moyen dure 29 minutes, pour 30 kilomètres
– 69,2 % des trajets sont réalisés à l’intérieur du Département
– 2 661 tonnes de CO2 économisés dans l’année, soit l’équivalent de 1 503 allers-retours Paris-New York en avion, ou 30 996 smartphones.**
Un enjeu majeur pour les collectivités
Construire des routes, des places de stationnement, ce sont des dépenses importantes pour les collectivités mais aussi des mètres carrés de bitumes supplémentaires. À l’heure où chacun fait de son mieux pour réduire son empreinte écologique, le covoiturage est une réponse intelligente à de nombreuses problématiques (environnement, réseau routier, accès à l’emploi…). « Le covoiturage revêt deux objectifs majeurs : tout d’abord répondre à l’enjeu de transition écologique afin de diminuer l’empreinte carbone liée aux déplacements ; ensuite, limiter les travaux routiers et optimiser l’entretien des routes. Si nous réussissons à réduire de 10% à 20% l’autosolisme, alors, nous décongestionnons les routes en heure de pointe et n’avons plus besoin de réaliser des aménagements. C’est donc une politique de cohérence. Quand les intercommunalités facilitent la mise en relation des covoitureurs grâce aux applications, le Département agit en complémentarité et organise l’étape suivante de « la rencontre » au travers d’une quarantaine d’aires sur le territoire. En Anjou, jouons la carte du covoiturage ! », témoigne Gilles Piton, Vice-président du Département en charge de l’attractivité et de l’équilibre territorial. Pour Philippe Chalopin, vice-président du Département Président de Baugeois-Vallée, l’Anjou Vert Communauté « il était tout naturel pour L’Anjou Vert Communauté de s’associer au département et aux autres EPCI pour encourager cette pratique, déjà bien ancrée sur le territoire de Baugeois-Vallée. Le covoiturage du quotidien est cinq fois plus pratiqué sur notre territoire que dans le reste de la France, preuve de son efficacité. Ce succès s’explique notamment par les enjeux d’accessibilité qui freinent encore l’accès à l’emploi : rappelons qu’une offre d’emploi sur quatre est refusée faute de solutions de transport adaptées. Le covoiturage représente également un levier important dans la lutte contre le réchauffement climatique, la pollution de l’air et sonore, ainsi que contre l’étalement urbain, en cohérence avec les objectifs de notre Plan Climat. Ces résultats confortent l’engagement de Baugeois-Vallée à déployer des actions concrètes depuis l’acquisition de la compétence mobilité en 2021. » Et Anatole Micheaud, Vice-Président de Saumur-Val-de-Loire en charge des mobilités de conclure : « Le territoire saumurois renforce son engagement en faveur du covoiturage en participant à la campagne de promotion départementale visant à encourager cette pratique. Intégré au réseau de mobilités saumurois Ogalo, le covoiturage complète l’offre de mobilité locale et facilite les déplacements. Déjà adopté par de nombreux habitants, il constitue une alternative concrète face au manque de solutions de transport, notamment en zone rurale. En réduisant l’empreinte écologique et en améliorant l’accessibilité aux services et emplois, le covoiturage s’inscrit pleinement dans une politique globale d’aménagement du territoire pour une mobilité plus solidaire et durable. »
Sur le même sujet : Saumur Val de Loire. L’agglo déploie un service de covoiturage pour repenser l’usage de la voiture
*Ces chiffres ne prennent pas en compte les trajets non déclarés en ligne : https://observatoire.covoiturage.gouv.fr/observatoire/territoire/?code=49&type=dep
**D’après le comparateur https://impactco2.fr/outils/comparateur?value=2661000
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