Le laboratoire d’idées de gauche, Anjou Lab, vient de publier une nouvelle étude sur « l’état des finances locales dans le Maine-et-Loire ». Une note rédigée par Ibrahim Chenouf, élu de la majorité à Saumur, Noam Leandri, économiste, chercheur à l’ESSCA, Grégory Blanc, sénateur de Maine-et-Loire. « Alors que l’Etat contraint brutalement les collectivités locales à réduire leurs dépenses, cette première édition de l’état des finances locales dans le Maine-et-Loire apporte un diagnostic inédit. Cette note dresse un état des lieux et les évolutions depuis 10 ans, en identifiant les principales tendances, les défis rencontrés, et les perspectives pour les collectivités. Enfin, elle présente des marges de manœuvre sur les volets dépenses et recettes, certes limitées depuis la suppression de la taxe d’habitation (2023) et, auparavant, de la taxe professionnelle (2010) », précisent les auteurs. Ce rapport fait ressortir « des contextes et des choix politiques différents ». « Sur 10 ans, Cholet et Saumur se distinguent par une tendance au désendettement, Segré présente un endettement en légère hausse, depuis la création de la commune nouvelle. Angers se caractérise par une très forte augmentation de l’endettement et une baisse de sa capacité d’autofinancement. Le rapport révèle le niveau réel de taxe foncière pour un même logement (une maison de 100 m²) : plus de 2000 € à Angers contre moins de 1100 € à Segré, moins de 1500 € à Saumur et plus de 1700 € à Cholet », poursuivent-ils. D’après le document, la dette d’Angers correspond en 2023 à 7,7 ans d’épargne brute dégagée sur son budget de fonctionnement. Ce ratio s’établit à 3,7 ans à Segré, 2,9 ans à Cholet et 2,8 ans à Saumur. A l’échelle des intercommunalités, la dette d’Angers Loire métropole se distingue par une capacité de remboursement deux fois plus faible que les autres intercommunalités du département.
Pour aller plus loin : Retrouvez l’ensemble de l’étude sur https://www.anjoulab.fr/publications.
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